Vous êtes dans : Stage de formation « conduite et navigation »

Stage de formation « conduite et navigation »


Portrait de TOURREILLES Jean-Marc

By TOURREILLES Jea...- Posté le 06 octobre 2009

Ce stage s'est déroulé du 02 au 18 mai 2009.

Douz Hôtel Touareg

Après une traversée pépère, nous voilà à pied d’œuvre. Premier cours du formateur en salle et préparation de la 1ère sortie Douz-Ksar Ghilane avec présentation des cartes de navigation et commentaires du formateur.

Présentation de l’itinéraire, relevé des différents points GPS puis commentaires.

Prise en main et manipulation du GPS pour entrer les différents points pris sur les cartes.  Et là, nous stagiaires, commençons à apprécier de n’être que deux et une « demi », car Michel nous a donné de ce fait des cours particuliers, tout au long du stage, et permis de bien l’entendre, car il est paraît-il « sensible des cordes vocales » CQFD...

Quand à la « demie » citée plus haut, ce n’est pas de la misogynie, Ah Non Alors ! Simplement en navigation, en orientation elle en savait beaucoup plus que nous, largement même, et cela a donné plus de temps au formateur pour les deux stagiaires. Nous avons vu le lendemain qu’aussi en conduite, Sophie, c’est  qu’elle « n’amuse pas la galerie » « crénom de diù » !

Départ pour Ksar Ghilane  8h30…oh, ce sont des vacances aussi ! Un peu de pistes, jusqu'à la première « Tisanerie » au croissement de pistes, prés d’un Fort Militaire. Ensuite hors piste, au cap en suivant Sophie au volant de son Land avec Michel.

Premier couacs, le Toy 95 plus long et nos hésitations aux sommets des dunes font que nous nous posons plus que de coutume. Que d’émotions, nous revoyant bambins en maillots tricotés, faisant des châteaux de sables sur la plage de Palavas les Flots.

Mais aussi des réceptions pas catholiques, ni autres d’ailleurs quand on « oubli » d’hésiter « zou, bang », « ouf » merci Bilstein.
Quand le formateur, grâce au petit nombre de stagiaire, nous a pris chacun notre tour (voyez-là uniquement le stage de conduite et navigation) ça c’est mieux passé (ouai ! j’insiste). Une découverte aussi, le blindage des boîtes est à supprimer, il provoque la pose sur les Crète des dunes. Autre découverte, chacun croit détenir la vérité : on rigole en voyant la « pépelle d’appartement » du formateur mais bien vite, dans le sable, on l’envie.

Ksar Ghilane

Qui l’a connue il y a 20 ans s’en trouvera déçu. C’est une usine à touristes, avant même par la piste, c’était mérité d’y arriver. C’est le Salon International Permanent du 4x4 « Tour Opérator » !  Qui n’a pas le 4x4 Hyper équipé n’a rien à faire là-bas. T’en veux des 4x4 « escargotisés » dernier cri ? « T’as vu ma tente de toit avec l’armoire normande de mémé à l’intérieur ? ».

Le premier bivouac, attendu, souhaité loin du « bordel » précédent quelle nuit ! Une tempête : vent de folie, tonnerre, pluie. Le lendemain par contre grand soleil, pas de vent, le seul jour d’ailleurs puis retour à Douz.

Douz

La passe de Tebehine via le parc de Djebil : Cela va de mieux en mieux dans les grands cordons de dunes. Le formateur s’est mis à la place du passager dans le 95 de Michel et avec André se relayant au volant. Le stagiaire libre assumant tant bien que mal la Nav. de Sophie qui ouvre le plus souvent avec son Land…elle le connaît parfaitement son Land. Et rien ne les arrête, vraiment rien.
Aux alentours de la passe, nous nous sommes mis en quête de vestiges : des coquillages de bivalves, il y avait paraît-il des parcs d’élevage d’antan. Mais peut-être s’agit-il d’une dégustation sauvage d’huitres sahariennes, pas si lointaine…?

De retour à Douz, nous nous sommes offert 2 moments touristiques à ne pas manquer :
1) le grand marché du jeudi, tout le centre ville est en ébullition, on trouve de tout à bon prix. Toutefois, âme sensible éviter le marché aux bestiaux, ils sont inhumains et cruels envers tous les animaux.
2) le musée de Douz : un très bon moment culturel, à voir et revoir même...

Après  ce moment culturel, retour au camp de base, l’Hôtel Touareg, pour préparer ce qui devait-être notre grand raid : 5 jours tout en hors piste, au cap au GPS à la recherche des puits, « bir » en arabe. Bir Henda, Araja, Mirin, Tbini, Hamed etc … Ainsi que les plaines où se forment des roses de sable : Has et Erk, tout cela entre 33°21 360  08°48 490  et 33° 03 700  08° 37 700 en gros, très gros. La vie a existé autour de ces puits, il reste des ruines de maisons ensablées, même une mosquée dont les murs, le toit sont en bon état, mais l’intérieur est complètement ensablé jusqu’au plafond. On voit les traces de passage des troupeaux car les puits ne sont pas taris. Le modernisme a-t-il attiré les gens vers les villes ? ou les puits et la végétation s’assèchent et se tarissent un peu plus tard dans la saison ? Peut-être les deux ? La question est posée…

Ensuite comme intermède, la cueillette de roses des sables à perte de vue, de toutes les tailles. Sans vouloir nuire au commerce local, se fut un plaisir de ramasser quelques-unes de ces concrétions avec le sentiment de découverte, de hasard, de rêve !

Trois bivouacs plus tard, étant à Bir Hamed, une décision s’imposait car nous étions en retard sur le timing :
1) Soit on continuait jusqu'à Bir Azzet 32° 50 280  08° 40 900 avec le risque de rater le bateau de retour pour la France.
2) Soit on rebroussait chemin de Bir Hamed via le parc Djebil où on s’attarderait quelques temps pour raison humanitaire envers les « Rebayats », peuple abandonné de tous, chassé même. Le plus souvent, ils échangent des pointes de flèches taillées dans la pierre contre tout ce que l’on veut bien leur céder.

La deuxième solution fut prise à l’unanimité avec pas trop de regret car si nous avons eu le soleil, le vent ne nous a jamais lâché jour et nuit un peu chiant quand même mais à refaire, car le saute dune et la navigation, c’est sympa.

Encore un grand merci à Michel pour les deux supers semaines que nous avons passées ensemble, pour sa patience, sa disponibilité et gros bisous à Sophie.

Michel et André 

Google